07/04/2010
par morey17
Alors qu’ils travaillent dur sur leur nouvel album intitulé ‘Women and Children Last,’ les membres de Murderdolls ont fait un petit break pour parler de leurs avancées au site ArtistDirect.com.
Comme écrit sur le site, ‘Women and Children Last est une parfaite combinaison de ‘Portrait of an American Family’ de Marilyn Manson avec ‘Shout at the Devil’ de Motley Crue. C’est à la fois fédérateur est agressif, Murderdolls a réussi à créer un album audacieux que vous voudrez écouter en toute situation, aussi bien sous la douche que dans la voiture et même jusque dans le cercueil. Cet album a le potentiel pour devenir le nouveau classique du rock énervé dont le monde a tellement besoin en ce moment.’
Dans cette interview, Wednesday et Joey parlent entre autres de l’évolution du son de Murderdolls, résolument plus métal :
Wednesday 13 rit, ‘Vos parents vont vraiment détester cet album !’
‘Vous allez vraiment devoir prendre une douche après l’avoir écouté,’ ajoute Joey. ‘Avec de l’eau de javel ou quelque chose comme ça…’
Avez-vous l’impression de plus vous tourner vers le métal avec ce nouvel album ?
Joey Jordison : Complètement ! C’est la première fois qu’on s’est réellement assis ensemble pour écrire des chansons. La production est bien meilleure et c’est la première fois que l’on collabore réellement. Le premier album était un mélange entre mon ancien groupe et l’ancien groupe de Wednedsay, on avait en quelque sorte fait un mix entre les deux. C’était plus ou moins une démo. ‘Women and Children Last’ c’est l’aboutissement de huit ans d’expérience.
Wednesday 13 : On s’est retrouvés et on s’est dit, ‘Ok, on fait un nouvel album. On a trois semaines pour faire quelque chose qui en vaut la peine.’ C’est le résultat de huit ans de démos que j’ai montrées à Joey. Entre ce que j’ai fait et ce que Joey a fait avec Slipknot, on avait vraiment le choix. J’ai enregistré beaucoup de choses, et on n’a pas pu tout garder. Joey a en quelque sorte fait le tri.
Avez-vous conservé cet esprit ‘Sunset Strip’ de Los Angeles ?
Wednesday 13 : Un peu… Le titre de l’album est plus ou moins fait pour emmerder les gens. Même si je suis un fan de metal pour chevelus, je suis devenu un énorme fan de Slayer avec le temps. Le nouveau son de Murderdolls se situe entre les trucs de Sunset Strip et Slayer. Cette fois on ratisse large – contrairement au premier album qui était plus punk rock.
Joey Jordison : J’ai vraiment hâte. Je pense que beaucoup de fans de Slipknot apprécieront grâce à l’aspect très ‘heavy’. On ne perdra pas de fans, mais au contraire on en amènera de nouveaux. On ne s’est pas dit ‘Ok, on va remixer les chansons qui ont bien marché.’
Wednesday 13 : Certaines chansons restent cependant dans la lignée. Mais c’est tout de même un nouveau son pour nous. Women and Children Last est excitant car il sonne différemment. Il y a des éléments de ces vieux groupes de rock’n’roll avec lesquels on a grandi, mais dans des tons plus graves donc ça donne un aspect plus actuel.
En parlant de ces influences plus heavy, avez-vous le sentiment que vos personnalités ressortent plus à travers la musique ?
Joey Jordison: Ouais, le premier album avait ce coté rapide, mais avec celui-ci, il y a le coté plus lourd. Une des chansons est si lourde que les gens vont dire, ‘Ca ne peux pas être eux.’ [Rires] Mais c’est bien nous…
Aviez-vous un regard d’ensemble sur l’album en écrivant les chansons ?
Joey Jordison: Wednesday avait beaucoup d’idées, j’ai tout passé en revue, et réajusté quelques trucs.
Wednesday 13: J’écris les démos de cette façon : j’enregistre un couplet et un refrain, le tout dure environ une minute. Si ça commence bien, je demande, ‘Ca vaut le coup de finir ?’ Et c’est là que Joey fait opérer la magie.
Joey Jordison : Ca marche à la perfection. J’écris beaucoup, mais Wednesday ne s’arrête jamais. J’ai souvent une idée en tête mais je ne l’enregistre pas forcément. C’est comme avec Slipknot, j’ai un truc en tête alors je vais m’entrainer et je commence à répéter. De cette manière ça se passe toujours bien parce que je suis sur la route et Wednesday a tout un tas d’idées. Il me les envoie par mail et je les retravaille ensuite.
Wednesday 13 : On n’arrêtait pas de s’envoyer des démos jusqu’au moment ou Joey prenait l’avion pour venir en studio [Rires].
Joey Jordison : Ouais ! Il m’a envoyé ces idées, et je me suis dit, ‘C’est pas mal !’ Il m’a répondu ‘Vraiment ?’ car il avait ça en tête depuis longtemps, mais comme j’avais un regard neuf sur tout ça j’ai dit ‘C’est super ! Allons bosser là-dessus.’ Et nous voilà maintenant.
Si Women and Children Last était un film, ce serait lequel ?
Wednesday 13: Falling Down! Quand on a enregistré le premier album de Murderdolls, je devais avoir 18 ou 19 ans.
Joey : Moi aussi !
Wednesday 13 : Il y avait ce sentiment juvénile. Maintenant on approche la trentaine, et on a trop la haine [Rires]. C’est ça que l’on a insufflé à cet album. Il a trop la haine. On l’aime, on l’adore.
En quoi le hard rock est-il lié à l’horreur ?
Wednesday 13 : Pour moi c’est Alice Cooper et KISS qui ont créé le genre. Quand j’étais gosse je jouais avec des GI JOE et je regardais des films d’horreur mais je ne m’intéressais pas à la musique. Puis j’ai vu KISS et Alice Cooper et je me suis dis, ‘Wow, on peut assembler les deux, la musique avec des décapitations et des électrocutions. C’est géant !’ C’est de là que tout à commencé pour moi. Depuis des années des groupes sont fascinés par la mort ou ce genre de trucs. Tout vient des films d’horreur. Et c’est toujours du métal.
Joey Jordison : Sur cet album on a cependant un peu pris nos distances par rapport à ça.
Wednesday 13 : Cette fois c’est juste très violent [Rires].
Joey Jordison : Les sujets vont surprendre beaucoup de gens. Tu vas écouter une chanson et te dire ‘Ca pourrait passer à la radio’ puis tu vas lire les paroles et te dire ‘Ah non, plus maintenant !’ [Rires]
Wednesday 13 : Je pense que j’ai certainement dépassé les bornes cette fois.
Joey Jordison : Ouai, il y en a des vraiment hard !
Wednesday 13 : Je pense que c’est l’album le plus dérangeant que j’ai jamais fait. On va avoir deux autocollants ‘contrôle parental’ sur le CD. C’est juste très, très sale. Vos parents vont vous détester.
Joe Jordison : Il va y avoir l’autocollant ‘contrôle parental’ classique et un autre disant ‘c’est du sérieux, nécessite un vrai contrôle !’
Joey tu as joué avec tout le monde, de Korn à Ministry en passant par Satyricon et Metallica, en quoi le fait d’avoir joué avec tous ces artistes influence ton jeu et ta manière d’écrire ?
Joey Jordison : Le truc c’est que j’écoute à peu près tout. J’écoute même des trucs que je n’aime pas juste pour m’instruire. J’ai toujours dit, ‘Tu n’apprends jamais vraiment à jouer mais tu t’efforces toujours d’y arriver.’ C’est ce que j’aime dans le fait de jouer différents styles, du black métal jusqu’à Biohazard. Et de jouer maintenant avec Rob Zombie est fantastique ! Aujourd’hui c’était le premier jour où Rob est venu. C’était marrant – pendant un des breaks il s’est retourné et a dit, ‘Ca n’a jamais sonné aussi lourd !’ Ca m’éclate pas mal quand j’entends ça. Korn c’était génial ! C’est toujours bon de jouer avec d’autres personnes. Tu apprends plus comme ça.
Wednesday 13 : Je vais t’emmener dans des pays hors-la-loi sur cette tournée. Ca va arriver ! [Rires]